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Les ventes de Noël ont a peine commencé que nous devons déjà déplorer un décès suspect. Le drame est arrivé alors que mon personnel avait le dos tourné. Un choc brutal sur le carrelage leur a glacé le sang. C'est au détour d'une gondole qu'ils ont découvert le cadavre, gisant au milieu de débris marronâtres. Ils ont eu immédiatement les bons réflexes. L'un d'entre eux a circonscrit la scène du crime, de façon à ce que nos jeunes clients n'aient pas à souffrir ce spectacle horrible. Un autre a pratiqué les premiers gestes de secourisme. On ne soulignera jamais assez l'importance des stages de secourisme en entreprise. Un dernier est venu m'avertir, pâle comme un linge. Mais lorsque je suis arrivé sur les lieux, il était trop tard. J'ai pris le pouls : plus rien.
J'ai mené une enquête, mais l'auteur du délit avait depuis longtemps déserté. Il n'y a jamais de responsable dans un tel cas de figure. Dois-je convoquer Les Experts, NCIS, ou Mimy Mathy ? Je vais réunir mon Conseil d'administration afin de prendre une décision consensuelle. Mais avant cela, je vais l'inhumer. Dans mon estomac.
Le Service national n'est plus obligatoire et je le regrette. Non pas que je sois un forcené des armes ou un belligérant patenté, mais parce que j'ai trouvé cette expérience pleine d'enseignement sur la vie en société et... sur l'état mental de ma propre génération. J'aurais plein de choses à vous raconter. Bien entendu, je ne fais jamais les choses comme tout le monde. Comme à l'époque j'étais beau, fort et intelligent, surtout intelligent, je me suis arrangé pour tirer au flanc un maximum tout en récoltant tous les honneurs. C'est comme cela que je suis sortis de l'armée sous-lieutenant. Oui, Madame. Sans rien faire. Uniquement en étant là où il faut au bon moment. C'est d'ailleurs comme cela que ça fonctionne dans la vie civile aussi. Non ?
Je fais toujours rire la galerie, avec mes histoires éculées vécues pour de vrai pendant cette année que la France a perdu à me nourrir, blanchir et loger. Je vais donc vous raconter ma vie de troufion. Les moments les plus épicés.
Le recrutement s'est très bien passé. Sauf que je n'arrive jamais à pisser dans un gobelet, comme ça à la demande. Cet acte demande une réflexion intellectuelle intense. Surtout quand vous vous retrouvez en Marcel entre Jean Némar et Gérard Mansoiffe. Faire couler de l'eau n'arrange rien. Tu peux mettre les chutes du Niagara devant moi, Popaul ne se déchaine que dans l'intimité. Comme j'étais volontaire désigné pour les pelotons d'officiers, il a fallu aussi qu'ils me barbotent au moins trois litres de sang pour vérifier que je n'étais pas un étudiant gauchiste et gay. Je suis ressorti avec un hématome si gros qu'on ne distinguait plus le coude du reste.
Au moment de l'orientation, le capitaine m'a dit : Monsieur Aventurier, vous ne pourrez pas piloter de char, car vous ne voyez pas les reliefs. Mais on a besoin de vos compétences dans le Matériel : Colmar, le 152. (prononcer quinze deux). Je n'avais pas demandé à piloter de char de toute façon. Y a dû avoir une couille dans les quizz. Et pour ce qui est des reliefs, je suppose qu'il n'y a pas beaucoup d'Alsaciennes à forte poitrine dans l'Armée... A moi les Bretzels !
Pour vous accueillir, on vous donne de jolis vêtements. Un trellis dans lequel j'étais engoncé. Y a des gens qui fabriquent ça ? Avec leurs petites mains ? Ais-je demandé. Demain tu ne feras pas le malin ! M'a-t-on aimablement répondu. Les instructeurs sont vraiment aimables ici. Le sourire n'est pas fourni avec le paquetage. Ils ont le point commun d'être nés avec une ventouse. Ca leur a laissé un rictus. On vous donne aussi un superbe survêtement bleu électrique. Putain, j'en ai fait des kilomètres de course à pieds avec ce survêt ! Trois fois huit kilomètres par semaine à fond les manettes. 563ème sur six mille au cross des armées. J'ai mérité une médaille ? Oui, le bronze de la Défense nationale, ça fera un souvenir...
Donc, les instructeurs. J'ai bien compris qu'il fallait les prendre par la corde sensible. Ils n'ont pas eu de chance dans leur jeunesse. Aujourd'hui, on leur donne la possibilité de taper sur des ptis bourges. Ils ne vont pas se gêner ! Sauf que moi je courre plus vite que toi mon petit gar ! Et pourquoi je courre plus vite que toi mon ptit gar ? Eh bien parce que je viens de la banlieue mon ptit gar. Oui en banlieue, on peut décrocher des diplômes, avec plusieurs propositions d'emplois à la clé. Ce n'est pas parce que je fais les peletons que je suis un ptis bourge. Et même si c'était le cas, tu te ferais quand même dépasser sur n'importe quelle distance ! Encore huit kilomètres ? Non, on rentre ? Bon alors on remet ça demain ? Allez Chef, je sens que ça va me plaire l'armée !
C'est comme cela que je me suis retrouvé instructeur au bout d'un mois. J'allais pouvoir m'occuper des vrais et des faux ptis bourges. Premier enseignement : si tu veux être maître-chien, tu dois être plus intelligent que le chien ! C'est ce qu'un Général d'Armée nous disait. Un jour dans son bureau, je lui ai demandé qu'elle était la signification de cette "expression". Il m'a répondu qu'il parlait d'intelligence et non pas de force physique. Et ma fois, j'ai beau être un romantique, un rêveur de monde parfait, un humaniste utopiste, la vie m'a enseigné qu'il avait (malheureusement) raison.
Depuis quelques temps, les créationnistes nous font une petite poussée d'urticaire. Ils sont légions aux States et commencent à prendre du poids (comme tous les bons penseurs !) en Europe. Toujours à remuer le caca, les médias s'emparent du phénomène et nous proposent parfois des confrontations qui me laissent pantois dans le meilleurs des cas, irrité dans tous les autres cas. Non pas que je trouve anormal de voir les uns et les autres s'exprimer, mais parce que ces débats sont pour le moins stériles. Les camps s'invectivent et rien n'avance.
Sur ce sujet mon pragmatisme le dispute à mon penchant naturel pour la rêverie et le romantisme. Je sais pertinemment que les singes ont été au minimum mes cousins. Il y a d'ailleurs des signes qui ne trompent pas. Lorsque je fais le pitre ou que je me gratte la tête quand je réfléchis. Mais lorsque je mets Chita et Eve côte-à-côte (pardon pour le jeu de mots !), je me mets à rêver que la seconde a pu être mon lointain ancêtre. Elle est sortie de la côte d'Adam. Ou de la cuisse ? Je ne sais plus et d'ailleurs je ne suis pas boucher de formation. D'où l'expression l'aile ou la cuisse. Adam, qui est l'ancêtre des garçons de salle, avait fait cette sugestion à Dieu : voulez-vous l'aile ou la cuisse ? Eve, quant à elle, s'est fait rapidement virer du resto quand on l'a surprise à voler les pommes.
C'est comme cela qu'est né le dogme créationniste. Tout cela pour dire quoi d'ailleurs ? Oui, je suis croyant, et je ne supporte plus qu'une minorité imbécile de chrétiens ridiculise la majorité des autres chrétiens avec des théories fumeuses !
Le café philosophique est ouvert !
Je viens de faire une découverte ! Figurez-vous mesdames que l'expression Mistinguette les bas bleus, dont vous avez pu faire parfois les frais dans mes commentaires sur vos blogs, n'est pas sortie du chapeau de mon grand-père maternel ou de celui de sa fille. Même si de son propre aveu, ma maman était régulièrement affublée de ce surnom. Ma petite soeur en a hérité à sa suite, et je n'hésite pas à apostropher de la sorte nos deux rejetons féminins lorsqu'elles mènent la bamboula dans notre chaumière.
Alors je me suis posé aujourd'hui cette question : d'où cette expression provient-elle ? Une recherche internet ne la ressort pas telle-quelle. Par contre j'ai retrouvé un texte peu élogieux de Jules Janin écrit en 1842 qui explique que Lord Byron s’en est servi pour désigner la race, toute moderne, des malheureuses créatures féminines qui, renonçant à la beauté, à la grâce, à la jeunesse, au bonheur du mariage, aux chastes prévoyances de la maternité, à tout ce qui est le foyer domestique, la famille, le repos au dedans, la considération au dehors, entreprennent de vivre à la force de leur esprit.
Je me suis dit que si les destinatrices de cette expression en recherchaient la définition, je risquais de graves ennuis, voire un banissement sans sommation ! Alors, j'ai décidé plutôt de retenir cette drôle d'aventure qui met en scène un certain gentleman britannique, Benjamin Stillingfleet. Voulant s'intégrer à un salon littéraire tenu par une femme, Elizabeth Montagu, qui préférait les hommes d'esprit aux hommes élégants, il se présenta en bas bleus, ce qui était absolument risible à l'époque ! Ce salon littéraire devint donc le Cercle des bas bleus ! Cela n'avait rien de péjoratif à l'époque, même si l'expression fut remplacée par Les Femmes savantes de Molière, ou dévoyée par quelques réacs pour se moquer des femmes intellectuelles, Gustave Flaubert en tête.
Cela m'a rappelé mon apprentissage bloguesque : comment se faire adopter dans cet univers essentiellement féminin ? Surtout lorsqu'on ne veut pas parler informatique ou voitures... Alors pour vous mesdames, je continuerai à vous appeler Mistinguette et c'est moi qui porterai des bas bleus lorsque je me présenterai à l'accueil de L'Arbre à Livre !!
Qu'en pensez-vous ?
- Voilà un outil qu'il faut utiliser pour réveiller les candidats de la Star'Ac. En souvenir de Claude François...
- On pourra habituer les délinquants, en attendant que Nicolas nous rapporte une chaise électrique de son prochain voyage au Texas.
- Il faudrait tirer avec sur la foule en liesse lorsqu'elle siffle La Marseillaise : après avoir chanté, et bien dansez maintenant...
J'ai l'impression que la crise économique prend une tournure vraiment bestiale. Dans un premier temps, les clients de la Caisse d'Epargne se font mettre par un vulgaire petit écureuil. Et maintenant on a DSK, le dernier des grands pachydermes d'adopter le métabolisme d'un lapin de garenne. Il a fallu qu'il trempe son biscuit dans un café noir de l'Est le coquin ! Vous me direz qu'envoyer au FMI la braguette la plus rapide du PS était suicidaire. Encore un bon coup de Nicolas !...
(Cette note est directement inspirée de celle de Pibette)
En surfant, je tombe parfois sur des trucs hilarants. Souhaitant assouvir un fantasme éhonté, confinant au paroxysme du fétichisme le plus éculé, je tapais sur un moteur de recherche mongolito les termes schtroumfette, à poil**. Et là je suis tombé sur une avalanche de notes qui ont brisé net ma béquille. La schtroumfette serait... communiste !
Ce que je dis est vrai et sans trucages : regardez ici, ou bien ici, et encore là. Maintenant que j'y repense, ça me paraît évident ! Le Grand Schtroumpf serait Lenine (bonnet rouge et barbe blanche). Le Schtroumpf à lunettes est Trotsky. Le vénal Gargamel représente le capitalisme à abattre, etc.
Mais alors, si cette théorie est juste : quel rôle la Schtroumfette joue-t-elle ? Arlette ou Marie-Georges ?
(**pure fiction servant à intéresser le lecteur et à le faire jazzer)
Bonus pour toutes les Schtroumfettes !
Sur le mariage : un femme se marie en pensant que son homme changera. Mais il ne changera pas. Un homme se marie en croyant que sa femme ne changera pas. Mais c'est tout le contraire qui arrive.
Sur l'argent : un homme paiera 2 € une chose utile qui vaut à peine 1 €. Une femme va négocier 1 € pour un truc qui en vaut 2 mais qui est complètement inutile.
Dans la salle de bain : un homme y possède quatre choses. Une brosse à dents, un dentifrice, un savon et un rasoir. Une femme y entasse environ 342 bricoles. Son mari ne saura tout au plus en identifier qu'une vingtaine...
Concernant l'avenir : une femme se fait du souci jusqu'à ce qu'elle trouve un mari. Un homme se fait du souci à partir du moment où il est marié.
...Dans les paroles et dans les gestes. Aujourd'hui, je vais vous expliquer comment on trouve un bon parti à ses enfants en Italie.
Papa Tonio trouve son fils Luigi et lui dit, une main sur l'épaule et l'index devant son nez :
- Toi, mon fils adoré, mon sang ma chair, tu vas te marier avec la fille que j'ai choisie pour toi !
- Pas question, rétorque le fils offusqué, je me marierai d'amour sous le Pont des Soupirs, etc, etc...
- Mais mon fils, cette demoiselle est la fille du président des Etats-Unis...
- Alors dans ce cas, marché conclu, abdique le fils, l'oeil brillant.
Papa Tonio se rend au Etats-Unis pour rencontrer le Président :
- J'ai trouvé un mari pour votre fille Monsieur le Président !
- Hors de question ! Et puis ma fille est trop jeune pour se marier...
- Il faut que je vous précise quelque chose Monsieur le Président : mon fils est le vice-président de la Banque Mondiale...
- Alors dans ce cas... répond l'américain, voyant tout l'intérêt qu'il peut en retirer.
Papa Tonio se rend donc à la Banque Mondiale et demande à voir son Président :
- J'ai trouvé un vice-président pour la Banque !
- Je n'en ai pas besoin : les postes sont tous pourvus...
- C'est-à-dire, voyez-vous, mon fils est le gendre du Président des Etats-Unis...
- Alors dans ce cas... Ca change tout !
Et voilà, simple non ?