53 posts tagged “dérision”
Les ventes de Noël ont a peine commencé que nous devons déjà déplorer un décès suspect. Le drame est arrivé alors que mon personnel avait le dos tourné. Un choc brutal sur le carrelage leur a glacé le sang. C'est au détour d'une gondole qu'ils ont découvert le cadavre, gisant au milieu de débris marronâtres. Ils ont eu immédiatement les bons réflexes. L'un d'entre eux a circonscrit la scène du crime, de façon à ce que nos jeunes clients n'aient pas à souffrir ce spectacle horrible. Un autre a pratiqué les premiers gestes de secourisme. On ne soulignera jamais assez l'importance des stages de secourisme en entreprise. Un dernier est venu m'avertir, pâle comme un linge. Mais lorsque je suis arrivé sur les lieux, il était trop tard. J'ai pris le pouls : plus rien.
J'ai mené une enquête, mais l'auteur du délit avait depuis longtemps déserté. Il n'y a jamais de responsable dans un tel cas de figure. Dois-je convoquer Les Experts, NCIS, ou Mimy Mathy ? Je vais réunir mon Conseil d'administration afin de prendre une décision consensuelle. Mais avant cela, je vais l'inhumer. Dans mon estomac.
Je viens de faire une découverte ! Figurez-vous mesdames que l'expression Mistinguette les bas bleus, dont vous avez pu faire parfois les frais dans mes commentaires sur vos blogs, n'est pas sortie du chapeau de mon grand-père maternel ou de celui de sa fille. Même si de son propre aveu, ma maman était régulièrement affublée de ce surnom. Ma petite soeur en a hérité à sa suite, et je n'hésite pas à apostropher de la sorte nos deux rejetons féminins lorsqu'elles mènent la bamboula dans notre chaumière.
Alors je me suis posé aujourd'hui cette question : d'où cette expression provient-elle ? Une recherche internet ne la ressort pas telle-quelle. Par contre j'ai retrouvé un texte peu élogieux de Jules Janin écrit en 1842 qui explique que Lord Byron s’en est servi pour désigner la race, toute moderne, des malheureuses créatures féminines qui, renonçant à la beauté, à la grâce, à la jeunesse, au bonheur du mariage, aux chastes prévoyances de la maternité, à tout ce qui est le foyer domestique, la famille, le repos au dedans, la considération au dehors, entreprennent de vivre à la force de leur esprit.
Je me suis dit que si les destinatrices de cette expression en recherchaient la définition, je risquais de graves ennuis, voire un banissement sans sommation ! Alors, j'ai décidé plutôt de retenir cette drôle d'aventure qui met en scène un certain gentleman britannique, Benjamin Stillingfleet. Voulant s'intégrer à un salon littéraire tenu par une femme, Elizabeth Montagu, qui préférait les hommes d'esprit aux hommes élégants, il se présenta en bas bleus, ce qui était absolument risible à l'époque ! Ce salon littéraire devint donc le Cercle des bas bleus ! Cela n'avait rien de péjoratif à l'époque, même si l'expression fut remplacée par Les Femmes savantes de Molière, ou dévoyée par quelques réacs pour se moquer des femmes intellectuelles, Gustave Flaubert en tête.
Cela m'a rappelé mon apprentissage bloguesque : comment se faire adopter dans cet univers essentiellement féminin ? Surtout lorsqu'on ne veut pas parler informatique ou voitures... Alors pour vous mesdames, je continuerai à vous appeler Mistinguette et c'est moi qui porterai des bas bleus lorsque je me présenterai à l'accueil de L'Arbre à Livre !!
Qu'en pensez-vous ?
- Voilà un outil qu'il faut utiliser pour réveiller les candidats de la Star'Ac. En souvenir de Claude François...
- On pourra habituer les délinquants, en attendant que Nicolas nous rapporte une chaise électrique de son prochain voyage au Texas.
- Il faudrait tirer avec sur la foule en liesse lorsqu'elle siffle La Marseillaise : après avoir chanté, et bien dansez maintenant...
J'ai l'impression que la crise économique prend une tournure vraiment bestiale. Dans un premier temps, les clients de la Caisse d'Epargne se font mettre par un vulgaire petit écureuil. Et maintenant on a DSK, le dernier des grands pachydermes d'adopter le métabolisme d'un lapin de garenne. Il a fallu qu'il trempe son biscuit dans un café noir de l'Est le coquin ! Vous me direz qu'envoyer au FMI la braguette la plus rapide du PS était suicidaire. Encore un bon coup de Nicolas !...
Sur le mariage : un femme se marie en pensant que son homme changera. Mais il ne changera pas. Un homme se marie en croyant que sa femme ne changera pas. Mais c'est tout le contraire qui arrive.
Sur l'argent : un homme paiera 2 € une chose utile qui vaut à peine 1 €. Une femme va négocier 1 € pour un truc qui en vaut 2 mais qui est complètement inutile.
Dans la salle de bain : un homme y possède quatre choses. Une brosse à dents, un dentifrice, un savon et un rasoir. Une femme y entasse environ 342 bricoles. Son mari ne saura tout au plus en identifier qu'une vingtaine...
Concernant l'avenir : une femme se fait du souci jusqu'à ce qu'elle trouve un mari. Un homme se fait du souci à partir du moment où il est marié.
...Dans les paroles et dans les gestes. Aujourd'hui, je vais vous expliquer comment on trouve un bon parti à ses enfants en Italie.
Papa Tonio trouve son fils Luigi et lui dit, une main sur l'épaule et l'index devant son nez :
- Toi, mon fils adoré, mon sang ma chair, tu vas te marier avec la fille que j'ai choisie pour toi !
- Pas question, rétorque le fils offusqué, je me marierai d'amour sous le Pont des Soupirs, etc, etc...
- Mais mon fils, cette demoiselle est la fille du président des Etats-Unis...
- Alors dans ce cas, marché conclu, abdique le fils, l'oeil brillant.
Papa Tonio se rend au Etats-Unis pour rencontrer le Président :
- J'ai trouvé un mari pour votre fille Monsieur le Président !
- Hors de question ! Et puis ma fille est trop jeune pour se marier...
- Il faut que je vous précise quelque chose Monsieur le Président : mon fils est le vice-président de la Banque Mondiale...
- Alors dans ce cas... répond l'américain, voyant tout l'intérêt qu'il peut en retirer.
Papa Tonio se rend donc à la Banque Mondiale et demande à voir son Président :
- J'ai trouvé un vice-président pour la Banque !
- Je n'en ai pas besoin : les postes sont tous pourvus...
- C'est-à-dire, voyez-vous, mon fils est le gendre du Président des Etats-Unis...
- Alors dans ce cas... Ca change tout !
Et voilà, simple non ?