Le Louvre d'Abu Dhabi : une aventure culturelle risquée ?

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Eh oui, la question est bien là: la confusion du politique et du culturel. Je me posais cette question justement en ce qui concerne Abu Dhabi pour un autre initiaitive (le salon du livre) où la encore à l'image de nombreux pays du Golfe, les Emirats arabes unis font état (étalage?) de leur compétence logistiques, sous couvert de l'ouverture à la culture, dans le but réel de se donner une plus grande crédibilité économique et par conséquent politique. Désormais la question de l'exception culturelle française ne doit plus être perçue à travers seulement le spectre de l'Amérique.
Ce qui me gêne dans cette histoire, ce n'est pas que les oeuvres d'art circulent, elles l'ont toujours fait, par les invasions ou d'une manière plus pacifique par échanges culturels et (ou) commerciaux. Non, ce qui est plus inquiétant, c'est la destination "L'île du bonheur" quel nom! Il aurait fait la joie de Georges Orwell. Une île pour la Jet-Set, hôtels de luxe, marinas pour milliardaires, golfs etc... Il est extrêmement douteux que tout le monde puisse en profiter. Question subsidiaire, s'assurera-t-on que les oeuvres présentées sont islamo-compatibles, ou faudra-t-il recouvrir les plus indécentes d'un voile pudique. Quant à Renaud machinchose, c'est bien lui qui vient de faire Nikos Aliagas, Chevalier des Arts et des Lettres ? Je pouffe !

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