Ca balance chez les morts...
C'est aussi là que Cindy va se découvrir, malgré un constat navrant : les employés du Bon Dieu ne tiennent pas les fichiers à jour, alors il y a forcément des couilles dans le potage, des bourdes monumentales dont la pauvre Cindy va faire les frais. C'est elle qui endosse le rôle de la narratrice, une véritable pipelette dont la gouaille nous empêche de quitter l'histoire avant la fin.
Jean-François Gaubert nous propose de réfléchir, tout en s'amusant et sans jamais tomber dans le triste ou le lugubre, sur la Vie et la Mort. Et pour la justesse des propos qu'il prête souvent à son héroïne, on peut penser qu'il fût jadis l'incarnation d'une vague encêtre de Pénélope Jolicœur. En plus il est lyonnais, sans doute d'adoption, mais indubitablement la preuve vivante qu'on y excelle pas seulement derrière le ballon rond. Lyon, one point !
Alors vous allez me demander : comment l'histoire se termine-t-elle pour Cindy ? Et bien justement, elle ne se termine pas ! Elle commence à la fin du roman : je ne vous en dis pas plus !
Il y a néanmoins quelques passages sérieux dans ce bouquin et voici mon préféré : Sur Terre j'ai rencontré beaucoup de gens fatigués, des gens qui n'avaient envie de rien, qui n'étaient pas curieux, pas courageux, qui cherchaient toujours l'approbation des autres, le modèle avant d'oser, avant d'agir. Des gens qui n'étaient pas des gens, qui ne faisaient en aucun cas avancer la société, avancer le monde, droit devant, moussaillon, si tu sors du rang, alors peut-être avancerons-nous.
Comments
Rien qu'à lire l'extrait en épilogue, j'ai compris pourquoi tu avais aimé ce bouquin !
Tu as dû au moins penser un peu à moi en présentant le livre de J-F. Gaubert, un auteur que je ne connais absolument pas et qui visiblement gagne à être connu... de ma crasse ignorance !
Ta présentation hyper hilarante (ton, style, mots, syntaxe) est à se tordre de rire comme je viens de le faire pour l'avoir relue deux fois.
Merci l'ami, tu m'as "teasé" avec ta Cindy, j'vais lire ce bouquin fissa ! :-)
L'Homme qu'elle croyait le sien était au fait un fantôme, qu'on découvre à la fin (qui devrait être le début) je crois, je ne sais plus…
Bisous et bonne journée
Il ne faut pas avoir peur d'avoir raison trop tôt.
C'est exactement ce qu'il s'est passé pour les écolos, ça a commencé quand ?
en 1970 mais on en a entendu parler qu'en 1990 en gros ...
Attendre l'approbation des autres c'est vivre pour faire plaisir aux autres mais certainement pas construire sa vie ...
J'avais à peu près le même commentaire à faire que celui de Moïsette: ce que tu as écrit sur le livre est très agréable à lire, on en redemanderait, du coup question: est-ce que le livre est aussi intéressant ? .....!!!!!! lol
Allez Aventuriers, lance toi ! écris un livre !
Mais promis, les vacances arrivant, je vais quand même songer à lire "ça balance chez les morts" (excellent titre d'ailleurs !)
Allez, à plus
bravo pour le style !
a bientôt Fker ;)
bises
Pour moi aussi, pas bien facile ... mais dans le genre de ta factrice ... au ciel, il y a ma soeur ... comme elle a rien d'autre à foutre, elle passe son temps à porter la poisse aux gens qui sont méchants avec moi ! ... Voilà, c'est un deal entre nous ... comme j'arrivais pas à l'empêcher de mourir ... on a conclu ça toutes les deux ! ...
Bises, je vais lire ton bouquin ! ...
Ey, dis donc, ... j'aillais oublier ! ... tu sais que tu écris vraiment bien quand tu veux ? ... Bz
bise bise
Mille bisous pour toi l'Aventurier
Qui n'a pas rencontré "ces gens fatigués,des gens qui n'avaient envie de rien, qui n'étaient pas curieux, pas courageux, qui cherchaient toujours l'approbation des autres,"
Ces gens qui parfois me font bouillir de rage ! !
Mais parfois j'avoue je suis fatigué aussi, mais je reste toujours curieux.....voilà pourquoi je suis sur Vox, je suis curieux des gens, de gens intéressant comme toi mon cher Aventurier.
La vie est faite de partage...
Plaisir de passer par ton blog ! !
"C'est super gentil à vous et très talentueux ce que vous avez fait là ! Merci beaucoup ! Ca me touche....et oui!
bises"
jfg