
Ces dernières années, j’ai eu la désagréable impression que quelqu’un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Mon esprit ne disparaît pas, je n’irai pas jusque-là, mais il est en train de changer. Je ne pense plus de la même façon qu’avant. C’est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. Mon esprit était happé par la narration ou par la construction de l’argumentation, et je passais des heures à me laisser porter par de longs morceaux de prose. Ce n’est plus que rarement le cas. Désormais, ma concentration commence à s’effilocher au bout de deux ou trois pages. Je m’agite, je perds le fil, je cherche autre chose à faire. J’ai l’impression d’être toujours en train de forcer mon cerveau rétif à revenir au texte. La lecture profonde, qui était auparavant naturelle, est devenue une lutte. Mon esprit attend désormais les informations de la façon dont le Net les distribue : comme un flux de particules s’écoulant rapidement. Auparavant, j’étais un plongeur dans une mer de mots. Désormais, je fends la surface comme un pilote de jet-ski.
A mesure que nous devenons de plus en plus dépendants d’Internet, nous commençons à penser sur les mêmes modèles de fonctionnement. A mesure que nous nous servons des ordinateurs comme intermédiaires de compréhension du monde, je crains que notre propre intelligence ne devienne artificielle.
Avec la crise que traversent nos entreprises en ce moment, j'ai laissé en standby mon blog sur Vox. Tout au plus, par vagues inconsistantes, mais avec toujours autant d'écume, laisse-je quelques réflexions sur les Carnets de Pierre ou sur Le Blog de la Proximité. Et, bien entendu, vous me croiserez sur Facebook...
Jeff ABBOTT, Panique
Serges BRUSSOLO, Pèlerins des Ténèbres
Philippe COUSIN, Le Pacte Prétorius
Arnaud DELALANDE, Le Piège de Dante
Anthony EGLIN, Le Mystère des Jardins perdus
G. M. FORD, Terreur sur la Ville
David GIBBINS, Atlantis
Mo HAYDER, L'Homme du Soir
Grey ILES, La Femme au portrait
Peter JAMES, Comme une tombe
Rysjard KAPUSCINSKI, Ebène
Frédéric LENOIR, Le Secret
Henry de MONFREID, La Croisière du hashish
Kathrine NEVILLE, Un Risque calculé
Eric ORSENNA, Voyage au pays du coton
Douglas PRESTON, Le Codex
Jean-Pierre QUIJANO, Club Dumas
Christopher REICH, Compte numéroté
Lynn SCHOOLER, L'Ours bleu
Jean-Michel TRUONG, Reproduction interdite
Arthur UPFIELD, Un écrivain mord la poussière
Fred VARGAS, Ceux qui vont mourir te saluent
Kenneth WHITE, La Route bleue
Qiu XIAOLONG, Le très corruptible mandarin
Mo Yan, La Joie
Michel ZINK, Arsène Lupin et le mystère d'Arsonval
Une prédominence de polars et thrillers, mais pas uniquement. Je profite aussi de ce timide retour sur Vox pour vous rappeler que Marchand de Sel et moi avons de nombreuses idées pour rendre encore plus agréable la fréquentation de L'Arbre à Livres. Mais avant de vous les déballer les unes à la suite des autres, nous aimerions beaucoup que vous nous donniez aussi vos souhaits, idées et aspirations. Ce groupe est d'abord celui de ses membres ! Alors écrivez-nous en MP. A bientôt !
Bien sûr, il est difficile d'écrire un tel titre alors que tous les médias et décideurs annoncent une année 2009 catastrophique ! Pourquoi 2009 serait-elle une chance pour chacun d'entre-nous ?
Le principal avantage des crises est de remettre en question les acquis. Rassurez-vous, les plus grands de ce monde ne perdront que quelques plumes. Mais ils seront ébranlés dans leurs convictions. Et c'est déjà un point de gagné. J'ai une âme d'aventurier, cela n'aura échappé à personne. Dans cette aventure, je vais perdre sans doute plus que des plumes, ou pas... Une seule chose est sûre, elle s'applique à vous, à moi : c'est quand on est dans la m... qu'on trouve le PQ. Je veux dire par là que vous devez avoir une confiance en vous inébranlable. Saisir les problèmes à bras le corps, vous battre bec et ongles et ne pas avoir peur de recevoir des coups. Tomber et repartir de plus belle.
Alors bien entendu, je vous souhaite la santé, le bonheur et les pèpettes. Je vous dédie aussi ces maximes de William Churchill :
- Je n'ai rien à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur. (Discours à la Chambre des communes - Mai 1940)
- Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté.
- On vit de ce que l'on obtient. On construit sa vie sur ce que l'on donne.
- Le vrai génie réside dans l'aptitude à évaluer l'incertain, le hasardeux, les informations conflictuelles.
- Agissez comme s'il était impossible d'échouer.
J'ai environ 400 messages à lire sur ma messagerie, je me donne, disons... tout le mois de janvier ?!!!^^ Mais je n'oublie aucun d'entre-vous et vous rendrai une visite quoi qu'il arrive.
Marchand de Sel et moi-même avons plein d'idées pour relancer L'Arbre à Livres ! N'hésitez pas à nous rejoindre et à proposer des idées. Je remercie du fond du coeur les membres qui ont continué à alimenter ce groupe et, là aussi je passerai du bon temps à les lire. En attendant vous pouvez retrouver mon petit monde de l'écrit sur Les Carnets de Pierre !!
Facile et pas cher ! Pour quatre. Achetez du filet de canard chez votre boucher. Pas dans une grande surface, ou pire, chez un discounter. Sauf si vous aimez la viande qui rétrécit et donne du gras. Quatre clémentines, deux rutabagas, quatre petits navets violets, une dizaine de patates vapeur, du persil et une tête d'ail chez votre marchand de fruits et légumes ou chez l'épicier. Les joies du commerce de proximité le week-end ! Ne perdez pas trop de temps à papoter dans le quartier, même si vous avez plein de choses à raconter. Il vous faudra aussi du sucre semoule, du vinaigre, du sel, du poivre, deux clous de girofle, du beurre, et de la confiture de framboise. Cette dernière sera remplacée par n'importe quelle confiture pourvue que ce soit une baie.
Lavez, épluchez rutabagas, patates et navets. Jetez dans l'eau bouillante et salée avec les épluchures des rutabagas et navets. Ceci pour garder le plus longtemps possible le goût particulier de ces derniers. Mettez les clous de girofle. Laissez bouillonner suffisamment longtemps pour que les éléments se soient ramollis mais pas trop. Mi-cuits.
Pendant ce temps, découpez les filets en mini-filets. Faites-les dorer dans une poêle chaude et sans matière grasse, de tous côtés. Une fois dorés, vous ajoutez des noisettes de beurre, de l'ail, vous couvrez et baissez le feu. Je ne vous donne pas de durée. Le canard est une viande délicate qu'il faut estimer toutes les dix minutes en la goûtant pour voir si elle est à point. Ce qui fait que je prévois un filets de moins dans mon assiette à l'arrivée...^^
Sortez les filets de la poêle et réservez. Gardez le jus de cuisson. Découpez les rutabagas, navets et les patates en dés. Faites les revenir dans la poêle avec le jus de cuisson. Allongez le jus si besoin, avec du beurre ou le l'huile (de noisette, c'est ma préférée !) Sortez crucifères et solanacées de la poêle et réservez.
Utilisez toujours la même poêle avec le même jus de cuisson. Arrosez d'un nuage de sucre, d'un fond de vinaigre, d'un fond de verre de vin rouge, d'une cuiller à soupe de confiture de framboise, les clémentines en quartiers. Quartiers ou... cuisses. Prenez soin d'enlever les parties blanches accrochées à la chair des clémentines. Ajoutez une épluchure de clémentine, que vous retirerez par la suite. Mélangez sur feu vif. Quand tout est bien revenu, remettez ensemble tous les produits de la recette, de façon qu'ils soient servis chauds. Laissez cuire encore cinq minutes à feu moyen.
Apprêtez les assiettes selon votre sens légendaire de l'esthétique et ajoutez du persil. Sonnez la cloche. Le repas est prêt !
Ce plat est accompagné d'un Moulin à Vent 1998. Il a été préparé en compagnie de Anita Baker. Une assistante de premier choix^^
En matière d'enseignement, il y a parfois de drôles d'initiatives. Voyez par exemple le site de ce prof de philo. Chanter son cours de philo ou le mettre en scène au théâtre... Regardez et dites moi ce que vous en pensez ! Pour ma part je suis très dubitatif. J'imagine d'ici mon épouse faire du rap sur son cours de gestion :
Apprends vite la gestion
C'est vraiment tout con
Un et un font toujours deux
T'as pas de quoi te faire des noeuds...
Les ventes de Noël ont a peine commencé que nous devons déjà déplorer un décès suspect. Le drame est arrivé alors que mon personnel avait le dos tourné. Un choc brutal sur le carrelage leur a glacé le sang. C'est au détour d'une gondole qu'ils ont découvert le cadavre, gisant au milieu de débris marronâtres. Ils ont eu immédiatement les bons réflexes. L'un d'entre eux a circonscrit la scène du crime, de façon à ce que nos jeunes clients n'aient pas à souffrir ce spectacle horrible. Un autre a pratiqué les premiers gestes de secourisme. On ne soulignera jamais assez l'importance des stages de secourisme en entreprise. Un dernier est venu m'avertir, pâle comme un linge. Mais lorsque je suis arrivé sur les lieux, il était trop tard. J'ai pris le pouls : plus rien.
J'ai mené une enquête, mais l'auteur du délit avait depuis longtemps déserté. Il n'y a jamais de responsable dans un tel cas de figure. Dois-je convoquer Les Experts, NCIS, ou Mimy Mathy ? Je vais réunir mon Conseil d'administration afin de prendre une décision consensuelle. Mais avant cela, je vais l'inhumer. Dans mon estomac.
Je vous ai parlé des Utopiales ici mais je n'ai pas pu m'y rendre, préférant honorer le passé plutôt que l'avenir et sa science-fiction. Je ne fais d'ailleurs ce rapprochement qu'aujourd'hui : monter un festival international de la science-fiction pendant la Toussaint, c'est plutôt cocasse ! Grâce à Kno, qui m'a donné une adresse de blog à visiter, je vous propose de vivre cet évènement par procuration.
Vous vous doutez bien que les blogs de science-fictionneux regorgent d'infos sur les Utopiales. J'ai relevé par exemple cet article de Jess Kaan, ou le festival vécu par un auteur. Ce n'est pas tout d'écrire, il faut aussi se dévouer pour des lectures en public, rencontrer des gens, etc. J'ai apprécié aussi le texte quasi intimiste de Damien qui nous confie un petit faible pour Catherine Dufour, une rencontre qui a occasionnée chez lui une faille spatio-temporelle...Je ne sais pas si c'est grave ce genre de maladie ?
Certains visiteurs sont vraiment passionnés au point de prendre des photos en pagaille, accompagnées de commentaires précis, complets et surtout enthousiastes comme par exemple Timothée (alias Shift sur ici-orbits). Ou de faire des croquis sympatoches comme Damien sur le blog de la Librairie Critic. En apparté, j'ai aussi dégotté cette info sur l'avenir des auteurs de BD : la planche à dessiner du futur, impressionnant ! PhL a testé les jeux présents sur le festival. Je me vois bien en train de jouer avec un troupeau de bisons (ou de bisones, ou de Bisounours,...)
Pour ceux qui veulent aller plus avant, voici la liste des prix Utopiales et un résumé en vidéo :
on Les JO selon LEGO