C'est aussi là que Cindy va se découvrir, malgré un constat navrant : les employés du Bon Dieu ne tiennent pas les fichiers à jour, alors il y a forcément des couilles dans le potage, des bourdes monumentales dont la pauvre Cindy va faire les frais. C'est elle qui endosse le rôle de la narratrice, une véritable pipelette dont la gouaille nous empêche de quitter l'histoire avant la fin.
Jean-François Gaubert nous propose de réfléchir, tout en s'amusant et sans jamais tomber dans le triste ou le lugubre, sur la Vie et la Mort. Et pour la justesse des propos qu'il prête souvent à son héroïne, on peut penser qu'il fût jadis l'incarnation d'une vague encêtre de Pénélope Jolicœur. En plus il est lyonnais, sans doute d'adoption, mais indubitablement la preuve vivante qu'on y excelle pas seulement derrière le ballon rond. Lyon, one point !
Alors vous allez me demander : comment l'histoire se termine-t-elle pour Cindy ? Et bien justement, elle ne se termine pas ! Elle commence à la fin du roman : je ne vous en dis pas plus !
Il y a néanmoins quelques passages sérieux dans ce bouquin et voici mon préféré : Sur Terre j'ai rencontré beaucoup de gens fatigués, des gens qui n'avaient envie de rien, qui n'étaient pas curieux, pas courageux, qui cherchaient toujours l'approbation des autres, le modèle avant d'oser, avant d'agir. Des gens qui n'étaient pas des gens, qui ne faisaient en aucun cas avancer la société, avancer le monde, droit devant, moussaillon, si tu sors du rang, alors peut-être avancerons-nous.
C'est la question posée par Maxime Chattam dans ce thriller au titre évocateur : Les Arcanes du Chaos. Ce roman passionnant du début à la fin est la description d'un jeu planétaire dans lequel des clans familiaux (les Ombres) se jettent des défis. L'héroïne, Yæl, est leur instrument, leur pion. Sauf que parfois le jeu dérape, le Fou prend des latitudes inattendues !
Cependant, et même si j'ai vibré et souvent retenu ma respiration à lire les péripéties haletantes de Yæl et de son (faux) compagnon Thomas, manquant de se faire occire au détour de chaque châpitre, le personnage principal reste pour moi Kamel Nasir, celui qui lui vient en aide. C'est par son intermédiaire que l'auteur nous promène dans les méandres de l'Histoire : de l'influence des Illuminatis aux attentats du 11 Septembre, des Skull and Bones de Yale à l'assassinat de Kennedy. Chattam émaille le récit de passage du blog de Kamel Nasir pour montrer de quelle façon s'instaure à notre insu un Nouvel Ordre Mondial, sous l'égide des Etats-Unis, et plus particulièrement de son complexe militaro-industriel, dans lequel le clan Bush à des intérêts personnels. Et de fait, mettre la main sur le pétrole irakien devient un épiphénomène. Je cite un passage : En agissant ainsi, non seulement le gouvernement américain n'éradiquera pas les terroristes, mais au contraire, il va en créer bien d'autres, des nouveaux... qui permettront de maintenir la cohésion de la nation américaine derrière des valeurs ultraconservatrices, celles de l'extrême-droite qui dirige en réalité le pays [...].
Une œuvre surdosée en messages politiques, passionnante et qui se lit facilement à condition de s'intéresser aux problème géopolitiques qui animent notre planète et, bien entendu, je ne vais pas vous dévoiler la fin de l'histoire si je ne veux pas que les Ombres prennent le contrôle de mon ordinateur ! Sachez toutefois que cet ouvrage est le premier d'une trilogie avec Prédateurs et La Théorie Gaïa. Lire la critique qu'en fait Brice Depasse.
Ce livre (de vie ?) montre combien et
comment il est possible de changer le monde avec peu d'argent, mais
souvent avec de bonnes idées, parfois remises au goût du jour, avec
simplicité et efficacité.
Gérard Klein, tout le monde le connaît, c'est l'Instit, un acteur talentueux qui réunit avec bonheur toute la famille devant le petit écran. Il a décidé de changer de vie, cette fois-ci avec femme et fille, lui qui se reproche d'avoir été trop absent. Une occasion aussi de mettre en avant une épouse exceptionnelle, un pilier sur lequel s'appuyer, une fille dynamique, digne héritière ! Son style est à la fois enjoué et touchant. Lorsque vous aurez tourné la dernière page, vous n'aurez envie que d'une seule chose : participer.
Partir au bout du monde, ou descendre au coin de la rue. Donner un peu d'argent ou simplement transmettre votre savoir. Rentrer dans l'action, ou modestement faire connaître toutes ces petites et grandes actions qui font que quelque part un népalais n'a plus faim, un chirurgien opère un pauvre homme, un orphelinat tourne décemment, un paysan s'autosuffit (d'actualité !), etc. Je ne vais pas détailler toutes les initiatives que Klein développe dans son livre ; vous en connaissez certaines et d'autres vous surprendront, comme celle qui consiste à développer le tourisme au service du pays. Elles ont toutes un point commun : l'accessibilité. Tout le monde peut le faire !
Quant-à Gérard Klein, sa nouvelle vie me rappelle un mot de Jiddu Krishnamurti : "Les relations sont sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même". Pas étonnant qu'il ait rencontré des gens formidables !

Si
le TGV a détronné l'avion en direction de Strasbourg, le pèlerin
pourrait bien concurrencer le train sur les chemins de Saint-Jacques !
Dans cet ouvrage à la fois beau, pratique et fouillé, Jean-Yves
Grégoire nous accompagne sur les Chemins de Saint-Jacques de
Compostelle. Beau parce que nombreuses sont les pages avec des photos
ou des dessins évoquant paysages et détails, vues d'ensemble et choses
insolites. Pratique, ou plutôt complet, car tous les chemins sont
desservis par la prose dynamique et enjouée de l'auteur. Il y en a même
un que je ne soupçonnais pas, celui du Cap Finistère, celui qui va en
quelque sorte d'un bout à l'autre de la "fin de la terre". Fouillé,
parce qu'il ne s'agit pas là d'un quelconque guide pratique mais d'une
descente en profondeur dans le Chemin.Grégoire n'a pas écrit ce livre pour nous indiquer la bonne direction ou les bonnes adresses, mais pour nous montrer le Chemin et ses bonnes surprises. Un chemin qui n'est pas fait de religiosité mais de spiritualité, un cheminement vers soi, et parfois avec les autres : "Le Chemin n'est rien comparé au face-à-face avec soi-même" ; "La ville de Saint-Jacques n'est qu'une étape supplémentaire, [pas] forcément un but" ; "Un dernier rite consiste à brûler ses vieux vêtements afin de repartir vêtu de neuf, en homme nouveau". Combien je suis en phase avec lui lorsqu'il dit que "l'homme part à la recherche de sa vraie nature, sans doute parce que la vie sédentaire le lasse, l'écarte de lui-même, le fait mourir à petit feu". Et de nous parler de Charles que le Chemin aura transformé, passant du cadre trépidant de la bourse et des soirées mondaines à celui de la restauration de meubles à la campagne.
Affublé d'une barbe de trois jours, les pieds en cloques et des auréoles suspectes sous les bras, rien ne ressemble plus à un pèlerin qu'un autre pèlerin : "Sur ce Chemin, j'ai découvert la tolérance et l'ouverture au monde". Les autres ici, d'aujourd'hui, mais aussi d'hier. Car le Chemin a ceci de particulier d'emboîter le pas des milliers d'ascendants qui l'ont empruntés, nous plongeant dans une même communion spirituelle et non pas religieuse. Un sentiment que vous ne rencontrerez pas ailleurs : le Chemin est unique.
"Range le livre, la description, la tradition, l'autorité, et prends la route pour découvrir toi-même..." Jiddu Krishnamurti.
Dis moi ma petite caille
On traverse une mauvaise passe
Cette maladie sans nom nous raille
Là où elle passe la joie n'a plus sa place
Mais crois-moi ma petite caille
A quatre bras on va prendre le bâton
De son arrogance en faire un feu de paille
A nous deux lui montrer qui est le patron !
Accroche-toi ma petite caille
Se battre aujourd'hui comme hier
Cette maladie sans nom nous écaille
Mais c'est elle qui recevra la dernière pierre.
(NDLR : Ce n'est pas du Baudelaire, mais c'est ma façon d'exprimer ma colère !...)
J'espère être très vite de retour parmi vous...
... En attendant, je vous laisse méditer cette citation de Michel Campiche :
Les deux sciences les plus tristes : la psychiatrie et l'histoire ; l'une étudie les faiblesses de l'individu, l'autre les faiblesses de l'humanité ! (in Du haut de la solitude)
Mikael Mallinson est architecte à Londres. Passionné par le pays des pharaons noirs, le Soudan, il va entreprendre une mission d’envergure, sauver Suakin, une cité de corail qui fût le premier port africain de la Mer Rouge entre le 15ème et le 18ème siècle. La ville est alors un carrefour commercial important entre l’Afrique, la péninsule arabique et les Indes. Au début du 20ème siècle, elle est abandonnée par les riches marchands et les constructeurs de bateaux qui ont fait sa réputation au profit de Port Soudan, un port en eaux profondes à soixante kilomètres plus au nord. Aujourd’hui, seules quelques ruines témoignent encore de l’illustre passé. Battus par les vents du désert tout proche et les pluies torrentielles de l’hiver, les murs ne résistent plus aux ravages du temps. Avec des archéologues, des ingénieurs, et le soutien des rares habitants qui sont restés sur place, Mikael va tenter de reconstruire Suakin avant qu’elle ne disparaisse.
choix !! mais tu avais compris qu'avec mes gros doigts ça a mal pris éhéhé read more
on Que cherches-tu dans ton nez ma fille ?